Comment ?

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Comment vivre avec l’allergie ?

Recommandations 

Suivre un régime d’éviction, seul traitement efficace, nécessite une motivation importante et une information précise sur le type d’ingrédient qu’il est indispensable de ne pas consommer pour éviter une récidive. La vigilance doit être constante et en raison d’un étiquetage sur la composition des aliments insuffisamment précis, il est souvent nécessaire d’être aidé pour décoder leur signification.

L’allaitement maternel est particulièrement recommandé de façon exclusive jusqu’à 6 mois révolus au mieux, et à défaut jusqu’à 4 mois révolus. Il n’y a pas d’aliment particulier à éviter, Il faut éviter de consommer tout aliment contenant de l’arachide.

D’une manière générale, il existe un consensus sur l’inutilité d’une diversification précoce de l’alimentation, avant 4-6 mois révolus, si le nourrisson est alimenté au sein ou avec une formule pour nourrisson. Cette mesure est largement bénéfique en termes de prévention de l’allergie, surtout si l’enfant est à risque en raison du terrain familial.

Vigilance car risques de contamination

Cependant, malgré l’ensemble des précautions qui peuvent être prises, l’exposition accidentelle à un allergène masqué n’est jamais exclue. En effet, les nouvelles technologies de production, de transformation et de stockage des aliments ont favorisé la présence de ces allergènes masqués dans les denrées alimentaires. C’est ainsi qu’au moment du stockage en particulier, il existe des risques de contact des ingrédients avec d’autres produits.

De plus, en amont du stockage, les différents niveaux de manipulation des ingrédients peuvent conduire à des contaminations parasites. Il existe par exemple des cuves qui servent alternativement à la fabrication de différents produits et peuvent ainsi contenir de l’arachide dont on retrouve des traces dans certaines denrées ne devant normalement pas en contenir. Ces résidus d’allergènes peuvent être suffisants pour déclencher une réaction allergique chez un individu sensibilisé.

Autres risques de contamination 

Une autre source de contamination par des allergènes masqués est liée au recyclage des produits présentant des défauts d’aspect. Ces denrées sont recyclées alors qu’entre-temps la formule du produit a été modifiée ; un ingrédient a été remplacé par un autre sans que l’étiquetage ait tenu compte de cette substitution pouvant être à l’origine de nombreuses réactions allergiques (arachides se substituant à des noisettes par exemple).

Enfin, des résidus de substances utilisées au cours de la fabrication de l’aliment (pour graisser un moule, par exemple) mais n’entrant pas dans sa composition peuvent persister sur l’aliment sous forme de traces suffisantes, chez certains, au développement de manifestations allergiques.

Vie quotidienne difficile 

L’allergie alimentaire, par la gravité des symptômes qu’elle peut entraîner d’une part et par l’absence de réglementation concernant l’étiquetage précis des ingrédients entrant dans la composition d’un produit d’autre part, est très fréquemment à l’origine d’une dégradation de la qualité de vie des patients qui en sont victimes.

En France il est conseillé d’attendre 1 an pour introduire des aliments contenant des crustacés dans les repas des bébés.

Le Canada préconise l’introduction des arachides, beurre d’arachide, noix, graines de sésame, kiwis, et fruits de mer vers 4 à 5 ans pour les enfants à risque.

Face au diagnostic d’allergie alimentaire, soit les signes de l’allergie ne sont pas visibles en permanence et le problème est minoré (alors qu’il reste grave), soit les signes cliniques sont visibles (comme dans le cas des symptomatologies cutanées) et le malade pourra avoir un sentiment d’exclusion.

Dans ce dernier cas, les difficultés apparaissent plus fréquemment chez l’enfant que chez l’adulte : l’intégration et la socialisation sont rendues difficiles notamment à l’école, au moment des repas traditionnellement représentés comme des moments de partage et de convivialité. 

En outre, les manifestations cliniques de l’allergie comme le prurit, l’insomnie, la gêne respiratoire peuvent avoir, surtout chez l’enfant, des conséquences néfastes sur leur équilibre et sur leur vie sociale (absentéisme à l’école, diminution de la concentration, fatigue, …).

La scolarisation de l’enfant allergique 

La scolarisation de l’enfant allergique aux trophallergènes pose également de nombreux problèmes à ses parents.

Bien qu’il existe en France un Projet d’Accueil Individualisé (PAI) concerté entre les parents, le médecin traitant et l’école pour l’acceptation de l’enfant et sa prise en charge (panier repas et traitement d’urgence à disposition), il est nécessaire que les parents gèrent quotidiennement les goûters, les collations, les sorties de classe avec l’enseignant. 

De plus, en raison d’une gestion au niveau communal des écoles maternelles et primaires, des stratégies différentes sont appliquées en fonction des établissements et, dans certains cas, il peut devenir très difficile d’inscrire son enfant à la cantine de l’école.

D’une manière générale, chaque déplacement, chaque activité de la vie courante, ne peut avoir lieu sans une organisation très rationnelle car dans tous les cas il faut anticiper et prévoir les repas. A chaque fois, un travail d’information de l’entourage du patient concernant le risque allergique, la conduite à tenir en cas d’accident et sur le régime d’éviction est indispensable.

Allergies qui ont tendance à persister toute la vie : les allergies aux arachides, aux noix, aux poissons, aux fruits de mer et au sésame

Au Canada, la liste d’allergènes à indiquer comporte 10 catégories d’aliments

Sondage canadien : 31,5 % des enfants allergiques affirment avoir été victimes d’intimidation

4,5 à 8% des enfants de moins de 2 ans sont concernés par les allergies alimentaires

2 à 4% de la population mondiale est touchée par les allergies alimentaires

35% des cancers seraient dûs à notre alimentation